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La liberté informatique, combien ça coute ?
25 fevrier 2008
François Poulain
fr
La liberté informatique, combien ça coûte ?
> Libre ne veut pas dire gratuit !
Informatique : vive la liberté !
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http://www.expolibre.org/ ‒ Copyright 2008 April ‒ Sous licence CC-BY-SA : Paternité - Partage des Conditions Initiales à l'Identique
Il faut savoir qu'en anglais, le mot « free » possède deux traductions possibles : « gratuit » et « libre ». C'est pour cela que Richard Stallman a pris l'habitude d'intervenir en français sur ce thème pour bien faire la différence entre « gratuit » et « libre ». Par exemple : le programme Internet Explorer de Microsoft est gratuit... mais il est bien loin d'être libre !Pour éviter la confusion, prenons exemple sur Richard Stallman qui préfère dire qu'un programme est disponible « sous forme de logiciel libre ». Si l'on veut dire qu'un programme est un logiciel libre, il ne faut pas dire qu'il est disponible gratuitement ! Les logiciels libres ne relèvent pas d'une question de prix, mais de liberté d'emploi.On peut souvent se procurer gratuitement des logiciels libres, par exemple en les téléchargeant sur Internet, mais il est également possible de les acheter sous forme de CD-Rom.Des exemplaires de logiciels commerciaux sont parfois offerts gratuitement, à l'occasion d'opérations promotionnelles. Et certains de ces logiciels sont couramment mis, sans frais, à la disposition des utilisateurs.Ce n'est pas pour autant que le concepteur du produit dévoile son code source !
Les ressources et les modèles écono-miques de l'informatique libre
En détail :
De quoi vivent lesdéveloppeurs delogiciels libres ?
Les sociétés de services en logiciels libres (SSLL) basent leurs modèles économiques sur la vente de « distributions » et de services associés.Les distributions sont des ensembles complets et cohé-rents comprenant le système d'exploitation et tout un ensemble de logiciels utiles. Généralement l'utilisateur ne nécessite pas de payer pour utiliser ces distribu-tions, mais le fait de payer finance des services garantis de sup-port et de maintenance.En ce qui concerne les services, les SSLL commercialisent de nombreux services associés, comme de la formation, ou encore de l'ingénierie, des déploiements de grande échelle, de la mainte-nance, du développements d'appli-cations spécifiques, etc. > Les entreprises > Les chercheurs Dans le cadre de leurs activités de recherche fondamentale ou appliquée, de nombreux scien-tifiques contribuent au dévelop-pement de logiciels libres.Par nombre de leurs travaux, ils participent activement en colla-borant aux évolutions technolo-giques et préparent l'avenir de l'informatique. Dans beaucoup d'administrations et de collectivités locales, des fonctionnaires et des salariés développent des programmes et applications utiles à leur mission.Leur travail étant financé par le contribuable, ces organismes font le choix d'en mettre le fruit à la libre disposition de chaque citoyen, sous différentes formes et licences. > Les passionnés Il existe partout sur la planète des volontaires qui contribuent au développement des logiciels libres. Ils s'investissent dans ces démarches par passion, par besoin, ou par volonté de participer à une aventure tech-nologique unique, basée sur le don, l'échange, et la solidarité...
> Mais de fait, la plupart des logiciels libres sont le plus souvent gratuits.
> Les pouvoirs publics D'une part il faut savoir que la majorité des marchés concernant l'informatique sont appliqués à développer ou fournir des services sur des secteurs de métier très particuliers. Dans ce contexte les logiciels libres permettent une meilleure mutualisation des développements, ce qui permet aux entreprises de réduire ces coûts.Par ailleurs, la concession de licences restrictives est clairement une activité de rente qui invite ceux qui la pratiquent à verrouiller les marchés dans leur unique intérêt.Principalement basé sur la vente de service, le logiciel libre favorise un modèle économique de l'innovation, avec un faible coût d'accès, et des temps de développement réduits. Tout cela dans le respect des droits de ses utilisateurs.À ce sujet, l'April à publié un livre blanc, disponible sur son site internet : http://www.april.org/groupes/entreprises/.
> Ce qui n'empêche pas de faire des bénéfices grâce aux logiciels libres.
Avec une croissance de60% par an, je vous ledit : l'avenir est au libre !